Avant ça...

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Culture

Ça fait un petit moment que je m'écoute des morceaux de Daft Punk à l'envers. Oui, je sais, vous allez me dire que je suis complètement malade et que je devrais aller consulter un médecin du cerveau, du genre qui vous ausculte en vous allongeant sur un sofa pour 40 euros la scéance. C'est vrai, mais il se trouve qu'en fait, Daft Punk à l'envers, c'est pas si mal. Outre les messages sublininaux, on peut se rendre compte que le morceau à l'envers est presque aussi écoutable que son original, parfois même plus. Et on peut effectivement s'amuser à chercher toutes sortes de messages plus ou moins tordus dans les chansons. Par exemple, dans Human After All, la voix répète "you're a psycho" avant d'enchaîner sur "you will die young" ou encore "number one, suck my dick". J'adore.



Rassurez-moi, je suis pas le seul à entendre ça dans la chanson, hein ? Vous entendez quoi, vous ?
Par Onigiri
Dimanche 20 avril 2008

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Je me décide à faire un petit billet propagandiste sur l'une des meilleures séries animées que j'ai vu, toutes catégories confondues : Cowboy Bebop. Bien sûr, si je vous en parle aujourd'hui tout particulièrement, c'est parce que je me suis offert le coffret collector de la série, et que ça a donc été l'occasion de revoir tous les épisodes d'une traite, ou presque. Et bien même dix ans après, je continue à avoir des frissons à chaque nouvelle note de musique, à chaque nouvelle scène, à chaque nouvel épisode. Un véritable chef d'oeuvre, qui enterre littérallement toute la production à ce niveau, et ce n'est pas seulement moi qui le dit, mais aussi le magazine Newtype, qui l'a élue deuxième meilleure série de tous les temps.


Nous sommes en 2071. Les recherches scientifiques du 21eme siècle ont permis aux astronautes de créer des portails spatiaux qui offrent la possibilité de voyager à très haute vitesse à travers l'espace. On les appelle les gates. Très vite, un véritable commerce s'installe autour de ces nouveaux moyens de transport, et s'offrir un voyage dans l'espace devient monnaie courante. Mais ces gates sont très instables, et l'une d'elle explose à proximité de la Terre en 2021. La déflagration aura pour effet de fendre la lune. S'en suit une pluie de météorites incessante sur Terre, qui oblige ses habitants à fuir la planète et à partir coloniser le reste du système solaire. Très vite, Mars, mais aussi Venus, Jupiter et leurs sattelites deviennent des colonies terrestres, sur lesquelles les conditions de vie de la planète bleue sont reproduites artificiellement.

C'est dans cet espace repeuplé que nous suivons les péripéties du Bebop, le vaisseau de Jet Black, un ancien flic devenu chasseur de primes (un cowboy, pour les intimes). Il parcourt l'espace accompagné de son coéquipier Spike Spiegel, un ancien Yakuza qui a raccroché. Les deux compères vivent de l'argent que leur donne le gouvernement pour arrêter les malfrats. Ce dernier, dépassé par les évènements, remet en effet des récompenses pécuniaires aux volontaires qui prennent le risque de chasser les hors-la-loi.

On suit donc, pendant 26 épisodes, ou plutôt 26 sessions, les aventures de nos deux cowboys, leur quotidien et leur rencontre avec Ein, un chien extrêmement intelligent, Faye, une jolie jeune femme arrogante qui croule sous les dettes, et Ed, une adolescente trop douée en informatique. Chaque épisode va permettre d'explorer un peu plus la personalité de chaque personnage, son histoire jusqu'à ses détails les plus sombres, et va en faire découvrir plus sur la véritable personnalité de chacun d'entre eux. Chaque personnage étant totalement différent des quatre autres, on s'attache assez facilement à ceux-ci, et il est difficile de ne pas avoir son petit préféré.

Le déroulement du scénario se fait en douceur. Tellement doucement que la fin fini par arriver trop vite. On repart, après le 26eme épisode, avec la désagréable impression que tout est passé trop vite, qu'on a gâché son plaisir, qu'on n'en a pas assez profité. Et on serait capable de se remettre la totalité de la série d'un coup, juste pour revoir nos 5 héros continuer à s'engueuler, à courir les uns derrière les autres, à galérer pour trouver quelque chose à manger... Cowboy Bebop, ce n'est pas juste une série animée réussie, ce sont surtout deux amis entourés d'un épais mystère, qui va finir par s'amincir jusqu'à se dévoiler au spectateur avant le grand final, le moment où on se dit que ça y est, déjà, il faut rendre les armes...

Bien que totalement éloignées en théorie d'une série de science fiction, les musiques, majoritairement du jazz et du blues, collent magistralement à l'univers de la série. Elles s'intègrent tellement bien qu'on ne se demande pas une seule seconde pourquoi telle chanson à tel endroit, on se contente simplement de prendre ça en pleine figure et d'admirer à quel point la symbiose est parfaite. Aux commandes, c'est Yoko Kanno et son groupe Seatbelts. Si ces noms ne vous disent rien, sachez simplement qu'ils sont à l'origine des meilleures bandes originales de dessins animes et de jeux vidéo japonais. On leur doit notamment les génériques de RahXephon, Ghost in the Shell Stand Alone Complex, Wolf's Rain, Oban Star Racer, Escaflowne, bref, je suis totalement fan de la totalité de la discographie de cette femme. D'autant qu'elle prouve à chaque nouveau disque qu'elle est capable de passer d'un style à l'autre d'une manière remarquable, en dégageant à chaque fois autant de talent.

Vous l'aurez compris, j'aime cette série comme mon bébé, je suis comme un gosse à chaque fois que j'en parle, et j'apprécie toujours un peu plus chaque visionnage. Bref, un bonheur auquel vous vous devez de goûter si vous voulez prétendre avoir une quelconque connaissance en matières d'animes japonais, mais surtout si vous aimez qu'on vous raconte une histoire touchante, drôle, attachante, originale et parfaitement menée. Quels que soient vos goûts ou vos préférences, vous trouverez quelque chose qui vous plaît dans Cowboy Bebop, j'en fais le pari.

Par Onigiri
Mardi 15 avril 2008

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live_affiche.jpg Hier soir, je suis allé voir, en très bonne compagnie, le film « Live! ». Alors je sais, c’est très en retard, il est sorti il y a environ un mois dans toutes les salles de France. Et je suis bien content de ne pas avoir raté le coche. Parce que ce film prend une dimension énorme dans une salle de cinéma, mais j’y reviendrai bien assez dans la suite de ce billet.

Déjà, la première chose à souligner est que ce film n’a pas reçu une très grande promotion en France. Quelques affiches dans le métro ou à l’entrée des cinémas, quelques bandes annonces diffusées aléatoirement, au hasard d’émissions cinématographiques, mais rien de plus. Aucune critique vraiment dithyrambique, le film ne semble pas avoir reçu un accueil brillant dans l’Hexagone.

C’est pour ça que je préviens à l’avance : je vais construire ce billet en deux parties : une pour « tout le monde », dans laquelle je donne simplement mes impressions générales sur le film, et pourquoi il faut aller le voir (parce que oui, il FAUT voir ce film, quelque soit le regard que l’on porte sur le sujet), une autre pour ceux qui l’ont vu, ou ceux qui se foutent de se faire « gâcher » la fin, plus détaillée, dans laquelle je vais pousser un peu plus la réflexion que certains comme Chronic’Art (je les cite eux parce qu’ils me gonflent, mais il y en a plein dans le même sac) se sont efforcés d’occulter. Et dans laquelle je vais surtout tenter d’expliquer pourquoi ce film a eu de si mauvais retours en France, parce que j’en ai ma petite idée, mais ça peut faire mal à l’égo, attention…

Du coup, la totalité du billet ne s’adresse pas forcément à tout le monde, mais j’avais vraiment envie d’apporter une réflexion poussée sur le film, sans pour autant le gâcher, tant la fin est intense et prend le spectateur à la gorge.

Live! est donc un donc un excellent film. Vous regardez certainement ces émissions de télé réalité (même si vous ne voulez pas l’avouer), dans lesquelles vous vous délectez de voir des gens souffrir, pleurer, et aller au-delà de leurs forces et de leurs peurs pour une somme d’argent, l’assurance d’une vie à deux ou un contrat dans une maison de disques. Le tout en étant bien calé dans son canapé, bien loin de toute cette misère, un paquet de chips dans une main et la zapette dans l’autre.

Live! fait plus qu’expliquer à son spectateur le processus de création de ce genre d’émission, il lui montre surtout toutes les dérives de ce genre de jeu, du simple appât du gain à la véritable folie que ça peut engager. On passe du détachement le plus naturel à une implication malsaine dans le film, qui n’hésite pas à coller une grosse claque dans la gueule de son spectateur venu se divertir. Seulement, « ce n’est pas un divertissement, c’est un show ».

live_katy.jpg Katy est une productrice d’émissions pour une chaine de télévision américaine quelque peu à la dérive question audimat. Aujourd’hui, c’est brainstorming dans la salle de réunion : on griffonne des feuilles sur son calepin, on boit du café, on mange des fraises, mais surtout, on réfléchit bien fort à la prochaine émission de télé-réalité qui pourrait faire exploser l’audimat. Vu ce que fait a concurrence, et les chiffres d’audience de la chaine, le but de la réunion est simple : créer l’émission la plus regardée de tous les temps. Évidemment, toutes les idées y passent : perdre des gens sur une île, arrêter le cœur d’une personne et voir si elle va survivre, organiser une course de spermatozoïdes dans le vagin d’une candidate consentante… Mais la seule idée que retient l’attention de notre directrice des programmes est une plaisanterie lancée au détour d’une phrase : « on n’a qu’à organiser une roulette russe… »

La voilà, notre idée. Six candidats, une arme, et une seule balle dans celle-ci. Pour les cinq gagnants, cinq millions de dollars par tête. Pour le perdant, la mort, en direct sur une chaine nationale. L’idée séduit immédiatement Katy, qui décide de se battre pour mener ce projet à terme. Une roulette russe en direct à la télévision, personne ne voudrait rater ça. Comme on s’en doute, ce ne sont pas les obstacles qui manquent. Tant légaux (le suicide est une pratique interdite dans certains États d’Amérique) que  moraux (l’église catholique s’empare rapidement de l’affaire et organise des manifestations devant le siège de la chaine). Sans parler de la FCC (le CSA américain), qui ne se laisse pas convaincre si facilement, ou encore des annonceurs, qui se montrent réticents à acheter des espaces publicitaires dans une émission dont le principe est de se tirer une balle dans la tête.

Mais ces obstacles, Katy les passe sans trop de difficultés. Pour elle, peu importe qu’on parle de son projet en bien ou en mal, l’important, c’est qu’on en parle. Ainsi, les annonceurs vont facilement être séduits par la présentation plus qu’émouvantes des candidats, qui sont prêts à risquer leur vie pour sauver la ferme familiale et que leur enfant, né prématurément, puisse avoir une vie décente et reprendre la ferme de son père. La FCC obtiendra que le programme soit diffusé à 1h du matin, loin des heures de grande écoute.

Live_candidats.jpg Le show prend donc forme. Les six candidats sont là, et on ne lésine pas sur les clichés : le pauvre fermier fauché (haha), la jeune blonde qui rêve de devenir actrice, l’artiste dérangée qui n’a pas peur du ridicule, le casse-cou qui veut se financer des vacances à vie, l’écrivain débutant qui veut financer sa carrière et le mexicain gay dont la mère travaille 12h par jour dans un petit restaurant de quartier. Le casting est attachant, amusant (la multiplication des clichés entraine autant de rires exprimés dans la salle) et hétéroclite.

Et le jeu a donc lieu. Ces six personnages, que nous avons suivi pendant une partie de l’émission, sont se retrouvent donc sur un plateau de télévision, en face d’un magnum 357 chargé d’une balle d’argent et de cinq balles à blanc. Cinq d’entre eux repartiront avec cinq millions de dollars, le dernier ne repartira pas. Ils le savent, ils l’ont accepté, que le jeu commence. Jamais, de toute ma vie, je ne me suis senti aussi tendu devant un film. Jamais je n’ai autant retenu ma respiration. Jamais je n’ai autant espéré que quelque chose vienne entacher le bon déroulement des opérations, et que tout s’arrête. En direct, devant plusieurs millions de téléspectateurs, six candidats se succèdent à tour de rôle pour se pointer un revolver sur la tempe, et presser la détente.

Et pourtant, j’en voulais encore. Mes yeux n’ont pas quitté l’écran un seul instant. Durant la dernière partie du film, je me suis surpris a sortir un peu de l’ambiance tendue qui s’en dégageait pour admirer le silence qui s’était soudainement propagé dans la petite salle. Les rires provoqués par les scènes grotesquement comiques des parties légères du film ont cruellement été remplacés par le silence glacial de l’angoisse palpable qui nous entourait.

(À partir d’ici, je préfère prévenir que la suite risque de gâcher le plaisir de ceux qui ne connaîtraient pas encore le dénouement de l’histoire, je vous laisse donc le choix de continuer ou non) Évidemment, l’insoutenable connaît un dénouement. L’émission suit son cours, et la cinquième balle finit par être la bonne. À ce moment précis,  ce n’est pas tant le public en panique, ni la petite amie du perdant en larmes, ni même le fait que la production insiste auprès des cameramen que l’émission continue et qu’il faut continuer à tourner, qui sont les plus dérangeants. À ce moment là, oui, la pression est retombée, mais on ne se sent pas franchement mieux.

Live_emission.jpg En se plaçant dans la peau du téléspectateur, ce que le film parvient parfaitement à réaliser, on se rend compte qu’on vient de suivre, en « direct », la mort d’un homme qui jouait sa vie pour 5 millions de dollars. C’est ici que le film prend une dimension très intéressante. Au-delà de la satire de la télé-réalité, qui dit qu’on est prêt à faire n’importe quoi du moment que les sous sont derrière, on y trouve une critique très dérangeante du téléspectateur lui-même.

Qu’est-ce que le film essaie de nous dire ? Que les producteurs, que personne ne supporte (surtout en France, où c’est la mode d’insulter des émissions qu’on ne raterait pour rien au monde), ont effectivement les dents longues. Au point même d’inviter certains candidats à jouer leur vie pour somme d’argent conséquente. Mais aussi, et surtout, on nous montre implicitement à quel point on a apprécié le spectacle. Un homme vient de se suicider devant nos yeux, et à aucun moment nous n’avons voulu qu’il retire son arme, qu’il la dépose, et qu’il abandonne. Car nous voulions que cela arrive. Nous ne souhaitions la mort de personne, bien entendu, mais elle faisait désormais partie du jeu. De la même manière que cela ne nous dérange plus de voir un mec tromper sa femme à la TV, de la même manière que nous pouvons regarder des gens crever de faim et chopper des maladies graves sur une île, nous pouvons également pousser le vice jusqu’à regarder quelqu’un mourir, pour notre plaisir.

Et c’est, à mon avis, la raison pour laquelle le film n’a pas eu le succès qu’il mérite. Non pas qu’il n’ait pas rencontré son public, au contraire, je pense que toutes les personnes concernées un tant soit peu par le sujet l’ont justement vu. Et n’ont pas voulu voir le message derrière. Parce que la vérité n’est jamais facile à entendre. Parce qu’on ne veut pas s’entendre dire qu’on est capable de regarder quelqu’un se tirer une balle si on nous le proposait. Parce qu’on détourne simplement les yeux d’une vérité qui apparaît aujourd’hui comme étant de plus en plus évidente.

Il suffit de regarder les critiques françaises pour s’en convaincre. Je cite Studio : « En 2008, à l'heure où notre tube cathodique se permet toutes les horreurs, a-t-on encore la force de s'émouvoir ? Pas sûr. Avec son Live !, Bill Guttentag prend, lui, le parti d'en rire (jaune !), signant un film de "téléfiction" amoral, incorrect, barré. » Incorrect ? Amoral ? Et pourtant, lorsque les Pays Bas ont lancé la rumeur d’un jeu de télé-réalité dans lequel un donneur d’organe déciderait de la personne qu’il sauverait, laissant mourir les deux autres, n’y avez-vous pas tous cru ? N’avez-vous pas tous crié au scandale, en brandissant votre morale à deux francs, pour crier contre une émission que vous auriez été des millions à regarder ?

Live_candidate.jpg L’être humain est racoleur, et dans Live!, cette vérité lui revient en plein dans la gueule, ce qui lui déplait fort. Vous n’aimeriez pas qu’on découvre votre pêché mignon, celui que vous n’osez même pas vous avouer vous-même, mais duquel vous ne pouvez pas vous passer. C’est un fait, un n’aime pas voir ses défauts les plus honteux exposés à la face du monde, alors on préfère les enterrer. Les rédacteurs de chez Chronic’Art, qui ont manifestement passé plus de temps à se masturber sur le décolleté d’Eva Mendes qu’à réfléchir au fond réel du film, nous expliquent quand-même maladroitement que « c’est la télé qui mène les individus par la zapette, impose le spectacle, réveille l’instinct du tueur-voyeur-cynique en chacun de nous ».

Et c’est pourtant vrai. On n’ose jamais vraiment y croire, on préfère se dire que c’est une fiction, mais on se retrouve toujours à un moment donné bien confortablement dans son canapé, avec un thermostat réglé sur 21°C, regardez un mec courir sur les routes brésiliennes pour quelques sous, ou un autre se coller un flingue contre le crâne pour 5 millions. Ça arrivera, ce n’est qu’une question de temps. S’il y a dix ans, quelqu’un vous avait dit que vous regarderez une homme ou une femme crever la dalle sur une île et sucer des cailloux pour « survivre », vous ne l’auriez pas cru.

En définitive, Live! n’est pas un film moralisateur. Il donne simplement au spectateur ce qu’il voulait voir : des gens risquer leur vie. Il ne nous dit pas que c’est intelligent, stupide, normal ou immoral. Ils ne nous juge pas, ne nous condamne pas, ne nous porte pas en triomphe et ne nous déroule pas le tapis rouge. Il nous met simplement en face de notre réalité, qu’on l’aime ou qu’on la déteste, qu’on veuille en prendre conscience ou non. Pour peu que le spectateur veuille bien s’imprégner un tant soit peu du film, il en prendra forcément une claque. Parce que le film va jusqu’au bout. Parce qu’à travers le côté (pas si) énorme du concept énoncé, on se rend compte que non-seulement c’est plausible, mais qu’en plus ça fonctionne.

La première fois qu’on entend « roulette russe », on ne peut pas s’empêcher de sourire en imaginant six mecs alignés avec un flingue sur la tempe, en se disant que ces connards de producteurs feraient n’importe quoi pour s’enrichir. Une fois que l’émission est lancé et que la balle est tiré, on fait beaucoup moins le fier. Parce qu’on ne sait même pas si on doit regretter ce qu’on a vu. Voilà le plus dérangeant. Qu’il s’agisse d’une pure fiction ou d’un film d’anticipation, il est clair que Live! mérite bien mieux que l’accueil qu’il a reçu. Attendons que le concept existe vraiment, ce n’est de toutes manières qu’une question de temps… Live_jeu.png
Par Onigiri
Dimanche 17 février 2008

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madame-monsieur-bonsoir-tf1.png 19h59. Le générique le plus connu de la télévision française est vu quotidiennement par plus de sept millions de français. À l'écran, un visage familier, pour une voix qui l'est tout autant. Une personne qu'on a l'impression de connaître comme un frère, tant elle s'incruste avec aisance chaque soir à 20 heures dans nos foyers. Le frère de plusieurs millions de personnes, parfois leur principale, voire leur seule source d'information de la journée.

Un frère pour sept millions de français, mais un tyran aigri pour 300 d'entre eux. L'armée de journalistes qui compose TF1 essuie souvent la critique, les avis retors et les accusations diverses. Mais quels avis portent-ils eux-mêmes sur leur propre travail, sur leurs dirigeants, sur les animateurs qui font du journal télévisé ce qu'il est ?

C'est ce que tente d'expliquer ce livre, "Madame, Monsieur, Bonsoir...". Le titre n'est pas franchement recherché, mais le livre se veut explicatif des "dessous du premier JT de France". Et le livre n'y va pas avec le dos de la main morte, comme on dit. Ça taille, assez sévèrement, toute la direction et les responsables de la rédaction pendant les 160 pages du bouquin. Au point même que les 5 auteurs de ce bouquin, tous salariés de la chaîne, ne laissent pas savoir qui ils sont, et vont jusqu'à signer leur livre sous le pseudonyme de Patrick Le Bel, en référence (hommage, lit-on en quatrième de couverture), à Patrick Le Lay.

C'est bien connu, l'anonymat délie les langues, fait tomber les tabous, et annule la peur des représailles. Atmosphère pesante, tyranie des animateurs, partialité de la rédaction et de ses dirigeants, pression sur les salariés, tout y passe, et l'inquisitoire se montre sévère. Un inquisitoire envers TF1, qui se transforme rapidement en inquisitoire envers PPDA, "Le 20 heures", comme on l'appelle officiellement là bas. "Il arrive enfin, nonchalament, comme d'habitude ; son retard n'est jamais excusé, encore moins justifié ; un bonjour général est déjà signe de bonne humeur, un sourire, c'est le bonheur : la journée s'annonce radieuse".

"Considère qu'un off dans mon journal est déjà un immense privilège", lance-t-il un jour à un jeune journaliste en conférence de rédaction, quand celui-ci réclamait un véritable reportage. Décrit comme rarement agréable et souvent antipathique, "Poivre" est très certainement la personne la plus décriée tout au long de ce livre. "Irascible. Chacun dans la rédaction s'attache à prévenir ses colères ; on les craint.  Destructrices, blessantes".

Bien sûr, PPDA n'est pas le seul à en prendre pour son grade. Jean-Pierre Pernaut a lui aussi l'honneur de figurer dans quelques pages. "Son côté beauf de droite décomplexée le rend presque sympathique", lit-on à son propos. Un homme pas forcément méchant, amateur de la France profonde, et dont la personnalité transpire tout au long de son journal, contrairement à son collègue cité plus haut.

Claire Chazal est également moins réprimendée que son confrère. Ceci dit, tout le monde y passe, personne n'est oublié. De Robert Namias (directeur de l'info), à Patrick le Lay en passant par Etienne Mougeotte et Nonce Paolini. Autant de dirigeants d'une chaîne qui a de plus en plus de mal à affirmer son indépendance éditoriale et politique. "Je met quiconque au défi de savoir pour qui je vote", lance PPDA en réunion, le même qui débouchait le champagne hors cadre en compagnie de Claire Chazal, le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy.

Le président de la République n'est d'ailleurs pas épargné, comme pour montrer à quel point il est lié à la chaîne. "Il n'est pas chez lui à TF1, il est chez son meilleur ami. Martin (Bouygues), rarement là, lui laisse les clés de la maison en toute confiance". Le livre est donc plein de révélations, de confidences qui ne s'avouent qu'à demi-mot, quand toutefois elles s'avouent, mais dont beaucoup ont déjà leur petite idée. "J'ai un peu honte en ce moment de dire que je travaille à TF1", indique une journaliste de la plus grande chaîne télévisée française.

Bref, un livre à lire, ne serait-ce que pour assouvir une curiosité latente, pour apprendre ce que l'on savait déjà, ou encore pour découvrir les dessous d'une organisation bien huilée, peut-être trop bien huilée pour que cinq journalistes trop bavards parviennent à la renverser. Les sujets abordés sont toutefois assez divers, même si les mêmes noms reviennent toujours. Du traitement de l'information à certaines bribes de la vie privée de certains protagonistes, des rapports entre la rédaction et  "le quatorzième (étage)", la direction, en passant par les raisons, officielles comme officieuses, de l'embauche soudaine de Harry Roselmack ou les rivalités parfois vives qui opposent tout ce petit monde.

Bienvenue derrière le décor, de l'autre côté de la caméra, "bienvenue au JT". Que vous ne verrez plus comme avant, c'est certain.
Par Onigiri
Dimanche 13 janvier 2008

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Aux USA, comme en France, les élections présidentielles se préparent des mois, voire des années à l'avance. Chez nos amis ricains, elles auront lieu au printemps 2008, et la course à la Maison Blanche a commencé depuis bien longtemps. Les candidats nous sortent donc de magnifiques vidéos de campagne, comme celle de ce candidat  républicain, qui a décidé de prendre l'idole des jeunes comme image dans sa campagne, le très emblématique Walker Texas Ranger, alias Chuck Norris. Comment s'appelle le candidat ? On s'en fout, vous ne pensez pas sérieusement que ce mec sera élu... Ah oui, j'oubliais qu'on est aux USA...

 

Par Onigiri
Mardi 4 décembre 2007

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the-pipettes-we-are-the-pipettes.jpg L'ami David m'a fait une remarque très pertinente : je ne parle pas assez de musique sur mon blog. Et c'est complètement vrai.  C'est peut-être parce que je suis beaucoup moins à  l'aise quand il s'agit de parler de musique que de jeux, ma connaissance dans le domaine étant somme toute assez limitée. Mais d'une autre côté, cette remarque tombe plutôt bien, puisque j'avais à vous en parler, de musique. Et oui, le hasard fait vachement bien les choses.

Donc, comme j'ai un ordinateur portable depuis peu, je l'ai trimballé à droite et à gauche dans l'espoir de récupérer quelques anomalies musicales que je ne connaissais pas encore. Et l'ami Pipo, parmi quelques découvertes bien fraîches qui feront certainement l'objet d'autres billets ici-même, m'a fait écouter les Pipettes. Avec un nom pareil, il n'y avait décidément que Pipo pour écouter ça. J'arrive donc chez-moi, après avoir foutu une sacré rouste au garçon sur Guilty Gear, et je lance l'album We are the Pipettes, les oreilles bien propres et grandes ouvertes.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça déménage. Ouais, je vous ai pas prévenu mais là, je risque de reprendre un vocabulaire des années soixante, j'ai pas le choix, c'est l'album qui veut ça. Revoyez le premier Retour vers le Futur pour vous mettre dans le bain, ça devrait suffire. Donc The Pipettes, c'est quoi ? C'est la rencontre de trois jeunes filles britanniques, Gwenno, Rose et Becky. Elles sont accompagnées de quatre musiciens, les "Cassettes". La pochette de l'album est d'ailleurs assez évocatrice, puisqu'on y voit les trois chanteuses en robe noire à pois blancs qui annonce tout de l'ambiance : on est en plein dans les années 60.

the-pipettes.jpg Et ce ne sont pas les 14 titres de l'album qui nous feront dire le contraire. Le disque s'ouvre sur "We are the Pipettes", un premier titre blindé d'énergie qui pose les bases de l'album, le tout sonne très 60's et rappelle les girls-band de l'époque, celles qu'on voyait dans les cabarets sans vraiment connaître leur nom. Sauf qu'ici, les paroles ont été un peu révisées pour qu'on en retienne une image plus agressive qu'à l'époque, où ça parlait seulement d'amours impossibles ("If you haven't noticed yet, we're the prettiest girls you've ever met"). Et ça continue pendant tout l'album, qui dégage la même énergie.

C'est assez rare que j'accroche à tous les titres d'un album. Mais là, ça se laisse écouter sans aucun problème, et en plus ça se retient très facilement. Autre chose que j'apprécie sur cet album, mais c'est un plus personnel, c'est que les titres soient très courts, tous inférieurs à trois minutes. C'est très con, mais ça permet surtout d'entrer dans le vif du sujet directement et de ne pas s'ennuyer avec des intros toutes plus longues qu'inappropriées. Et quand on ajoute à ça les performances vocales des chanteuses, qui en plus d'être charmantes ont des voix qui collent parfaitement à la musique entraînante, on a le parfait cocktail du disque à écouter le matin quand on arrive au bureau et qu'on n'a pas encore bu son café parce que le technicien passe trois heures devant la machine.

Bref, c'est du très bon, et en ce moment j'écoute ça en boucle, ou presque. et c'est inutile de vous préciser que je vous le conseille plus que vivement. Ça fout bien la patate le matin, et ça c'est appréciable. Ah, et pour vous inciter à regarder (et pour faire plaisir à mon référencement), je vous informe qu'il y a une femme nue dans ce clip. Regardez.

 

Par Onigiri
Samedi 1 décembre 2007

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Super  Mario Galaxy est toujours aussi formidable.  Mais ce n'est pas de ca que je vous parle là, tout de suite. J'ai vu ça tout à l'heure. La découverte du siècle : les Daft Punk sont des femmes, et elles dansent (presque) nues sur leur musique. Et ça donne super bien. Je vous laisse découvrir, moi j'ai pas le temps, faut que je retourne jouer à Super Mario Galaxy. Qui est formidable, au passage...

 

Par Onigiri
Samedi 17 novembre 2007

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JS.jpg Hop, on s'éloigne un peu des jeux vidéo pour une fois (de toutes façons, l'actu est complètement morte jusqu'au 16 novembre, alors ça sert à rien d'insister). L'ami Jean-Seb vient de lancer la nouvelle version de son site Good Karma, avec l'aide du lubrique Pingoo. Ça s'est fait il n'y a pas longtemps et ça a été annoncé le week end dernier alors j'en profite, pour une fois que j'annonce pas un truc cinq jours après tout le monde (haha !).

Good Karma, ça parle de musique, puisque c'est la passion de son auteur. Et c'est très frais, on ne s'y prend pas la tête et on découvre des bonnes choses. Je ne partage pas forcément tous les goûts musicaux du monsieur, mais il en parle bien et ça se laisse lire sans problème. En bref, c'est du bon, mangez-en.
Par Onigiri
Mardi 13 novembre 2007

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Il faut que je lise Pingoo plus souvent. Ou pas.  En attendant, pendant que je me faisais un pélerinage à travers la France lors d'un week end de quatre jours, on a trouvé sur son blog le fameux clip symbolisant la tournée Alive 2007, de Daft Punk.

Pour la petite histoire, les images que vous allez voir sont issues du concert donné à Brooklyn, pendant lequel 200 caméras ont circulé dans le public. Ces caméras ont été prêtées par le staff et ont été récupérées à la fin du spéctacle. Olivier Gondry en a récupéré les images pour les monter dans un clip de quelques minutes sur la musique du concert. Du tout bon, donc.

 

Par Onigiri
Lundi 5 novembre 2007

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Un mois, il ne reste plus qu’un mois avant la sortie de l’évènement musical de l’année (et je pèse mes mots), à savoir le deuxième album live des Daft Punk : Alive 2007. Et Daft Punk, ils gèrent super bien la communication. Ils proposent donc à leurs fans de matter des extraits de leur concert, uploadés par eux-mêmes sur MySpace, YouTube et Facebook. Et franchement, ça envoit le pâté. Regardez donc...

 

Par Onigiri
Vendredi 19 octobre 2007

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  • : L'histoire d'un joueur perdu dans la réalité. Jeux-vidéo (beaucoup), culture (un peu) et philo de comptoir (parfois).
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