Dans ma DS : Nervous Brickdown

Publié le par Onigiri

Nervous-Brickdown-jaquette-copie-1.jpgÇa y est, je me le suis enfin procuré, ce petit casse-briques décalé (et surtout, j'ai trouvé le temps d'y jouer). On pourrait penser qu'un casse brique, c'est du déjà vu et revu, et qu'on pourrait difficilement imaginer comment améliorer un concept qui semble ne pas avoir vraiment bougé depuis plus de 30 ans. Que nenni. On est bien loin du bon vieilArkanoïd (qui reste une référence, qu'on se le dise !) ou même du tout premier Breakout, et c'est à un bon petit jeu pour hardcore gamer que nous avons à faire ici.

Elle est finie, l'époque des bars enfumés dans lesquels, au fond d'un coin sombre et crasseux, on se contentait de tourner une molette pour rattraper une bille sur sa raquette sans jamais la laisser tomber. Cettefois-ci, tout se joue au stylet, et ce n'est pas pour rendre le jeu plus simple. Même dans le domaine du casse-brique, on peut évoluer, et Nervous Brickdown est là pour nous le prouver. Bien sûr, le principal objectif du jeu reste le même : détruire toutes les briques présentes à l'écran. Mais l'expérience aurait été bien fade si on n'avait eu que cette seule quête à remplir. Ainsi, on se verra confier, au fil des niveaux, plusieurs missions annexes qui relèveront particulièrement le défi. Peut-être même un peu trop.

Nervous-Brickdown-capture1.jpgCar si le simple fait de rattraper une bille au vol demande déjà pas mal de concentration, ce n'est rien en comparaison de ce que le joueur devra effectuer pendant ce temps. Dessiner sur l'écran, changer la couleur de sa raquette pour casser les bonnes briques, diriger un personnage pendant le jeu afin de lui faire parcourir un niveau... Plus on avancera dans le jeu, et plus celui-ci demandera au candidat une ambivalence et une concentration hors du commun. Autant de détails qui, s'ils apportent tout l'intérêt du jeu, ne manquent pas de taper sur les nerfs très rapidement.

Parce que oui, on s'amuse, mais on s'énerve aussi. Et c'est là que le nom du jeu prend tout son sens. Car on se retrouve de plus en plus souvent, à mesure que le jeu avance, dans des situations frustrantes au stress incomparable, devant constamment garder un oeil sur la bille pendant qu'on surveille le personnage en haut de l'écran, prenant soin de ne pas le faire tomber, lui non plus. Heureusement, on débloquera au fil du jeu plusieurs options aidant à survivre si elles sont bien utilisées. On pourra par exemple souffler sur sa console afin de dévier trajectoire de la balle, et peut-être nous éviter une mort certaine.

Nervous-Brickdown-capture2.jpgLe jeu se décompose en plusieurs mondes, de neuf niveaux chacun. Après trois niveaux réussis, la sauvegarde vient apporter un peu de fraîcheur et de soulagement au joueur. Si, en revanche, on grille toute ses vies avant d'être venu à bout d'une de ces séries de trois niveaux, on devra la refaire, jusqu'à parvenir à la terminer dans le nombre de vies imparti. Une fois les neuf niveaux d'un monde terminés, on arrive au boss qui, après sa défaite, signera la fin du monde en cours et donnera accès au monde suivant. Mais en bon boss qu'il est, il ne se laisse pas vaincre facilement, et le seul premier boss donnera des sueurs froides aux plus flegmatiques des joueurs.

Pour autant, Nervous Brickdown n'est pas une torture. Il ne s'agit pas non plus d'un retour aux sources, mais bien d'un renouveau, réussi, de ce genre plus que célèbre qu'est le casse brique. Si vous avez passé votre enfance surArkanoid, ruez-vous dessus, c'est du tout bon. Et j'en rajouterai une couche en faisant vibrer la corde nationale, puisque le jeu est le tout premier projet commercial des petits françaisd'Arkedo, et qu'on n'avait peut-être pas vu un jeu français aussi réussi depuis Another World ou Alone in the Dark (ce qui nous renvoie respectivement en 1991 et 1992, tout de même, merci messieurs Chahi et Raynal). Ajoutez à cela qu'il se vend à 30 euros sur DS, et vous avez le jeu portable de la rentrée, tout simplement.
Nervous-Brickdown-capture3.jpg

Publié dans Dans ma console

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Onigiri 22/09/2007 04:27

Ah, c'est cool, ça. C'était pour la catégorie "meilleur jeu pour portable" ? (y avait un sticker vert fluo sur le cellophane du jeu...)

NaviLink 22/09/2007 03:08

Le jeu a obtenu un prix au festival du jeu vidéo et c'est mérité^^